Cette intervention s’adresse aux patientes qui ont déjà  subi une augmentation mammaire par prothèse.

Les causes de changement des prothèses mammaires peuvent être :

  • La durée de vie des prothèses « ancien model en gel de silicone liquide » est de  8 à 10 ans.

Les nouvelles prothèses en gel de silicone plus cohésif présentent une durée de vie supérieure. Le changement des prothèses en cas de plainte clinique ou rupture objectiver par le bilan radiologique est alors systématique.

  • Le désir de la patiente d’augmenter d’avantage le volume de ses seins  ou de rectifier un résultat insatisfaisant obtenu lors de son augmentation mammaire.
  • L’apparition d’une ptose mammaire suite à la mise de prothèses de grande volume ou au relâchement  naturel de la poitrine par vieillissement, une correction d’une éventuelle ptôse sera effectuée (cure de ptôse) dans le même temps opératoire, le plus souvent avec un changement de prothèse pour un volume plus adapté.
  • Formation de coque fibreuse «phénomène de rétraction capsulaire » gênante entourant la prothèse mammaire
  • Survenu d’une complication suite à la pose des prothèses pour augmentation mammaire (rupture par usure de la paroi de la prothèse ou suite à un traumatisme, cassure du gel, dégonflement d’une prothèse « concerne les prothèses au sérum physiologique)
  • Déplacement de prothèse avec déformation du sein
  • Apparition d’une réaction inflammatoire localisée dans le sein, une modification de la texture du sein, l’apparition d’un ou plusieurs nodules inflammatoires (siliconomes).

Comme lors de la première intervention d’augmentation mammaire « voir rubrique augmentation mammaire », après un interrogatoire minutieux et  un bon examen clinique,  une demande d’examen biologique et radiologique seront faites.

  • Le chirurgien va déterminer le volume et le type de prothèse à mettre en concertation avec le désir de la patiente, la forme des nouvelles prothèses à mettre « anatomique ou ronde », le plan de mise des prothèses « garder ou non le même plan de la première intervention » et les gestes associés éventuellement  pour avoir résultat « cure de ptose, traitement de la coque… »
  • Lorsqu’une rupture de la prothèse est soupçonnée par  la clinique  et par la mammographie ou à l’échographie mammaire, une demande d’IRM mammaire écartera le doute.

L’intervention et les suites :

  • Après consultation avec le médecin anesthésiste et visualisation des bilans
  • L’intervention : La durée de l’opération en cas de changement de prothèse mammaire seule est de 1Heure et en cas de gestes associées elle est de 2Heures.
  • La voie d’abord reprendra les anciennes cicatrices faite lors de l’intervention d’augmentation mammaire. (pas de nouvelles cicatrices).
  • L’intervention est la même que pour une augmentation mammaire par prothèse
  • Dans certain cas le chirurgien peut avoir recours à la mise en place de drainage externe au niveau des seins et sera enlevé avant la sortie de la clinique.
  • le pansement modelant est remplacé par un soutien-gorge de contention pour implant mammaire qui devra être conservé durant 4 semaines au minimum. Des antalgiques sont également prescrits avant le départ de la clinique pour calmer les douleurs post-opératoires.
  • Un arrêt de travail 7 jours est préconisé.  Le port d’objets lourds, les activités sportives, les expositions solaires et le tabac sont fortement déconseillées le 1er mois suivant l’intervention.
  • Après la chirurgie de changement des prothèses des seins, le résultat peut être apprécié à partir du 3ème mois (les cicatrices vont s’estomper, les œdèmes vont disparaitre et les tissus s’assouplissent).

Les Complications

On observe peu de complications liées au remplacement des prothèses mammaires. Elles sont rares mais doivent être signalées

  • un saignement qui se traduit par un hématome nécessitant parfois une reprise chirurgicale.
  • une infection qui peut nécessiter une dépose de la prothèse (une augmentation mammaire se fera alors après 6 mois de cet épisode).
  • en cas de mastopexie (remontée des seins) associée, s’ajoutent les risques de retard de cicatrisation et de baisse de sensibilité de l’aréole.
  • un risque plus faible d’avoir de nouveau  une coque péri prothétique
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