La maladie de Dupuytren est liée à un épaississement de l’aponévrose palmaire « Aponévrosite palmaire », une structure située sous la peau de la paume de la main et des doigts. Elle s’accompagne parfois de nodules digitaux, palmaires ou mixte et d’une rétraction d’un ou de plusieurs doigts qui limite leur mise en extension. L’évolution de cette rétraction dépend du type d’atteinte et de l’agressivité de la maladie.
Cliniquement on retrouve des brides, digitales, palmaires ou digito-palmaire. Des nodules durs et des dépressions en capiton toujours dans la paume de la main. Il existe des formes avec des coussinets à la face dorsale en regard des articulations interphalangiennes proximales.



Le 4ème et le 5ème doigt sont les premiers atteints dans la majorité des cas, tous les doigts peuvent être atteints avec des lésions bilatérales dans la moitié des cas. L’atteinte exclusive du 5ème doigt est réputée difficile et récidivante.
Le diagnostic de cette maladie est clinique et ne nécessite pas d’examens complémentaires.
L’évolution de la maladie est suivie par la classification de Tubiana et l’indication opératoire se pose lorsque le test main-table est positif « la main ne peut plus se mettre à plat sur la table.
Le traitement:
C’est l’aponévrectomie qui consiste à faire l’ablation des tissus pathologique. Il s’agit d’une chirurgie délicate car les pédicules vasculo-nerveux sont au contact des brides à enlever.
Si la rétraction est importante et ancienne, les articulations s’enraidissent et il n’est pas toujours possible de retrouver une extension complète. En cas de rétraction palmaire importante la paume de la main doit être laissée ouverte. La perte de substance sera du ressort de la cicatrisation dirigée avec des pansements réguliers pendant 2 à 3 semaines. Une greffe de peau peut être nécessaire lorsque la peau est envahie ou s’il s’agit d’une récidive.


Votre chirurgien vous indiquera le meilleur traitement en rapport avec le stade de votre maladie de Dupuytren et afin de retrouver le plus d’extension digitale possible tout en évitant autant que possible les récidives.
Parfois il sera nécessaire de porter une orthèse d’extension dynamique du doigt atteint après l’intervention pendant deux mois « port nocturne » pour éviter une cicatrisation en flexion.
La rééducation sera débutée dès l’obtention de la cicatrisation cutanée.



